Le 15 mai dernier, je participais à ma première course de vélo sur route en peloton. La course consiste en trois tours de 22km où tout le monde part en même temps. Au fur et à mesure du parcours, des attaques de certaines cyclistes et les côtes divisent le peloton. Cette course était pour moi une occasion de m’habituer à rouler dans de plus gros peloton que ce que je fais dans le triathlons et pour apprendre le fonctionnement dans les pelotons. Ce n’est pas toujours facile d’arriver à se déplacer dans un peloton dense et réagir adéquatement aux attaques, contacts avec les autres cyclistes, les virages,…  Pour moi, 66km de vélo est une longue distance. C’est rare que je roule plus de 40km (triathlon olympique). Pour les cyclistes sur route, c’est le contraire : 66km, c’est une très courte course. Elles sont habituées à des 80-100km.

Pour mettre un peu de piquant à cette expérience, la météo nous a joué des tours. Il ne faisait que quelques degrés et pleuvait beaucoup. Je me suis rendue compte que je n’étais pas très équipée en matière d’imperméables et protèges souliers de vélo.

Au départ, nous étions une trentaine de femmes à prendre le départ. À peine 100m après le départ, il y avait une bonne montée à franchir. Les filles n’y sont pas allées molos pour cette montée. Tout comme dans toute la première moitié du tour qui comportait plusieurs bonnes montées. Les moins bonnes grimpeuses ont  petit à petit  décroché du peloton principal. Nous étions alors plus qu’une quinzaine. J’étais bien contente d’être capable de suivre. Pour la deuxième moitié du tour, j’ai eu l’occasion d’expérimenter les déplacements dans un peloton et comment réagir aux différentes attaques qu’il y a eues.

Au début du deuxième tour, les meneuses ont encore une fois travaillé fort dans les montées pour diminuer davantage la grosseur du peloton. Nous étions plus que 10 filles. Après la série de montées, je sentais vraiment mes jambes fatiguer. Mon mental a travaillé fort pour rester accrochée au peloton de tête. Je n’étais pas certaine de réussir à continuer. Mais entêtée comme je suis, j’ai fait tout ce que je pouvais pour rester. Au fur et mesure du tour, nous perdions des pions et n’étions plus que 7 au début du 3e tour.  Dans le dernier tour, je perdais un peu de terrain dans les montées, mais j’arrivais à chaque fois à rejoindre le groupe après. Nous en avons encore perdue une et nous étions alors 6 filles. Pour les 10 derniers kilomètres, le rythme a diminué de façon importante. Je savais que les filles se préparaient pour le sprint final, là où tout se décide.

Puisque c’était ma première course, je ne savais pas très bien à quoi m’attendre pour le sprint final. À quelle distance de l’arrivée ça se passe? Comment se positionner? J’allais apprendre au moment même. À seulement 200m de la fin, tout d’un coup les filles étaient parties et se sont battues pour le podium. J’ai tenté de les suivre, mais mes jambes n’avaient plus grand-chose à me donner.

Je suis extrêmement satisfaite de ma 6e place. Sur la trentaine de filles ayant pris le départ, près de la moitié n’ont pas terminé dû à la météo non-clémente et le circuit assez exigeant. Quelle satisfaction d’avoir terminé, dans le peloton de tête en plus. Ce fut un très bon entraînement d’endurance et de côtes et j’ai eu l’occasion d’expérimenter différents fonctionnements de peloton selon la grosseur, à gagner en aisance, à voir des stratégies,…  Cela m’a pris une bonne heure pour me dégeler après ma course. J’avais mes jambes mortes, les pieds gelés et j’étais pleine de boue. Quelle belle expérience!  

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