Dimanche dernier, je prenais part au championnat provincial élite à Verdun. C’est également cette course qui déterminerait le classement final de la saison. En plus d’être l’hôte de la série grand prix, cette course était également une série nationale junior. Des athlètes juniors (16-19ans) d’un peu partout au Canada étaient donc présents pour cette course. Les athlètes québécois qui avaient passés une grande partie de leur été en Europe étaient également présents pour venir chercher le titre de championne provinciale. Cela promettait d’être une course relevée. Pour ma part, avec mes performances des dernières semaines, je me sentais en forme et prête à aller affronter cette course.

En arrivant sur le site, nous apprennons que dû aux orages des derniers jours, la qualité d’eau dans le fleuve St-Laurent n’est pas suffisamment bonne pour que nous puissions y baigner. Le triathlon est donc transformé en duathlon. Nous devions donc parcourir 5km de course à pied, 20km de vélo et 2,5km de course à pied. Le circuit de vélo étant plat et peu technique, peu de sélection allait être fait dans cette partie, il fallait donc tout donner en course à pied. Ma stratégie pour le 5km était d’avoir un rythme suffisamment rapide pour que le moins de filles possibles réussissent à s’accrocher au peloton de tête. Je suis restée aux devants du peloton une bonne majorité de la course à pied, ce qui me permettait d’être en contrôle et non de subir le rythme. Après le 5km, nous sommes 8 filles ensemble. Les transitions étant la 4e discipline du triathlon, les secondes perdues peuvent jouer une grosse différence. Ce fut le cas pour deux filles qui n’ont pas su joindre notre peloton en vélo. Nous étions dons 6 filles à rouler ensemble: une junior du Manitoba, 3 québécoises u-23 (Élisabeth Boutin, Emy Legeault et moi)  et 2 néo-zélandaises (qui ont décidé de prolonger leur séjour au Québec suite à la coupe du monde de Montréal). Mon but était d’épuiser mes concurrentes pour qu’elles aient des jambes en moins bon état que moi pour la course à pied. J’ai essayé plusieurs attaques, je relançais après les virages, je forçais le rythme dans les faux plats. Mais malheureusement, avec un terrain assez plat, c’est facile pour les moins fortes de profiter du sillonage des autres filles et de forcer beaucoup moins. La manitobaine a d’ailleurs été très tactique, mais pas très fair-play et n’ai pris aucun relais et c’est reposé les jambes à l’arrière. Je ne l’avais pas remarquée et elle nous a bien eues.

En débarquant du vélo, mes ampoules des derniers jours m’ont rappelé qu’elles existaient (voir ma grimace sur la photo). Heureusement, c’était moins pire une fois mes souliers de course à pied enfilés. Le vélo de la fille à côté de moi tombe sur la boite dans laquelle je dois ranger mon casque. Je perds donc de précieuses secondes à relever son vélo pour pouvoir ranger mon casque et m’éviter une pénalité de 10 secondes (dans les triathlons élites, nous devons ranger tout notre matériel dans une boîte après l’avoir utilisé : lunettes de natation, casque de bain, casque de vélo).  Je sors donc 5e de la transition, juste devant Emy, avec un retard important à combler sur les premières. 2,5km c’est court et c’est rapide. Je donne donc tout ce que j’ai pour tenter de rejoindre les autres filles. J’arrive à dépasser Élisabeth, mais les autres filles ont déjà creusé un écart important. Zut! Comme quoi, les transitions sont très importantes.

Je termine donc cette course en 4e position, mais première québécoise. Je suis donc championne québécoise.  Pas mal pour conclure cette saison de triathlon élite au Québec. Vu mes victoires à Joliette, Victoriaville et Verdun, je termine première au classement général de la saison élite. Maintenant, je prends un peu de repos et je me prépare pour les championnats du monde de triathlon qui se tiendront du 15 au 18 septembre à Cozumel, au Mexique. J’y prendrai part à l’aquathlon élite (course-nage-course) et au triathlon olympique groupe d’âge. N’ayant pas de sillonage en groupe d’âge, je pourrai utiliser mon vélo contre-la-montre. Je vais devoir me réhabituer dans les prochaines semaines à cette position

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